Bonjour et bienvenue sur ce blog consacré à la photographie haute vitesse, rencontre entre science et photographie, permettant de "figer" des phénomènes invisibles à l'oeil nu. Ce blog, davantage axé sur le côté technique de la prise de vue que sur le côté esthétique, n'a pas d'autre ambition que de partager mon expérience et d'en faire profiter les photographes, débutants ou confirmés, qui souhaiteraient à leur tour se lancer dans la photographie haute vitesse. Vous y trouverez donc des photos, dont certaines en 3D (anaglyphes) mais aussi des explications concernant leur réalisation. Je me ferai également un plaisir de répondre à vos questions... N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir, même s'il est négatif, pourvu qu'il soit constructif... Mickaël.
21 Novembre 2012

Voici une série qui concerne les orages.
Mais quel rapport y a-t-il entre la photo high speed et la photographie d'orages ??? Tout simplement le mode de prise de vue !
Pour la photo high speed, qui permet de photographier des phénomènes très brefs, on déclenche une pose longue dans le noir total et c'est l'éclair du flash qui fige ces phénomènes très brefs (technique de l'open-flash).
Un éclair d'orage étant également un phénomène très bref, c'est exactement la même chose ! On procèdera de la même façon (pour la photographie d'orages se produisant de nuit), sauf qu'ici, on cherche à photographier la source de lumière...
On va donc déclencher une longue pose, à l'aide de la télécommande filaire de l'appareil photo. Comme il fait nuit, le capteur n'enregistrera pas grand chose (à part éventuellement la lumière des lampadaires etc...). Dès que l'éclair a eu lieu, on arrête la pose et voilà, l'éclair est dans la boite...
Pour la photographie d'orages se produisant en journée, c'est plus compliqué : difficile de faire des poses de plus de 1 à 2 sec, sauf en utilisant des filtres à densité neutre, mais là on risque de fortement réduire l'intensité lumineuse de l'éclair. Multiplier les poses de 1 à 2 secondes va engendrer beaucoup de déchets et il faudra surtout compter sur le facteur chance ! Car, par expérience, sachez que l'éclair arrivera systématiquement entre deux poses... eh oui, pas de chance...
J'ai trouvé sur internet un schéma électronique pour bricoler un "détecteur d'éclairs" permettant de photographier des orages en plein jour (voir l'article "LE MATERIEL"). Il fonctionne sur le même principe que le mode esclave des flashes électroniques : lorsqu'il détecte un surcroît de luminosité, il émet un signal. Il suffit d'utiliser ce signal pour déclencher l'appareil photo (par la prise télécommande de l'APN). Après l'avoir testé, je peux dire que ça fonctionne plutôt bien.
Attention : Photographier un orage n'est pas une activité sans risques !
Il y a un certain nombre de règles de sécurité à respecter, que vous pouvez retrouver, entre autre, sur le site http://www.chasseurs-orages.com/
Les 3 clichés suivants montrent l'efficacité du "détecteur d'éclairs" en journée. Dès le sursaut lumineux, le détecteur déclenche automatiquement la pose. La seule limite est le temps de déclenchement de l'appareil photo (en milisecondes). S'il est trop long, l'éclair n'apparaitra pas entièrement sur la photo, voire pas du tout.
4 juin 2011. Cliché d'un orage se produisant de jour, dont la pose a été déclenchée par le détecteur d'éclairs.
4 juin 2011. Cliché d'un orage se produisant de jour, dont la pose a été déclenchée par le détecteur d'éclairs.
4 juin 2011. Cliché d'un orage se produisant de jour, dont la pose a été déclenchée par le détecteur d'éclairs.
4 juin 2011. Cliché d'un orage se produisant en soirée, dont la pose a été déclenchée par le détecteur d'éclairs.
4 juin 2011. Cliché d'un orage se produisant en soirée, dont la pose a été déclenchée par le détecteur d'éclairs.